28/11/2020

Harcèlement ordinaire


Des moqueries, des blagues pas drôles, du sabotage, du vol, des commérages, des fausses rumeurs, des réprimandes inexpliquées ou exagérées… mais aussi de l’ignorance, des portes claquées au nez, des transmissions volontairement bâclées, les dates de réunion ou de soirées de service cachées, des ‘pièges’ dans les tiroirs de médocs…

Peut-on alors parler de harcèlement, de maltraitance ou de bizutage ? 

Certains diront ‘roooh tout de suite les grands mots’, ‘c’était juste pour s’amuser un peu, ce n’est rien de mal !’ ou pire: ‘c’est de la parano’, ‘c’est formateur’… 

En effet, la problématique que je soulève n’aborde pas les violences physiques, les viols, le racisme ou autres délits punissables… Du fait, vous pourriez être tenté de qualifier ces actes ordinaires comme ‘sans gravité’ parce que c’est le lot de toute personne au moins une fois dans sa vie de stagiaire, vacataire, de nouvel arrivant.

De ce fait, est-il normal d’accepter que de tels comportements perdurent ? Pourquoi certains s’obstinent à vouloir faire payer aux autres ce qu’ils n’ont pas réussi à contrôler plus tôt dans leur carrière ? 

Quand ils sont récurrents, que tout une équipe ou un service s’allie, qu’ils ne sont pas excusés ou stoppés face à la souffrance de la victime; ces gestes détruisent. Les temps sont déjà difficiles pour nous les blouses blanches. Ne soyez pas à l’origine ou complice d’une vocation brisée. 

Je vous souhaite aussi de ne pas en être victime. 

Alors à toi, lecteur, demain, quand ta collègue harcèlera cette nouvelle infirmière qui ne sait toujours pas ou sont rangés les dossiers de sortie, tu ne riras pas. Tu prendras patiemment cette soignante un peu perdue, qui doit emmagasiner un milliers d’informations, avec le sourire et tu lui montreras, pour la troisième fois, ou sont rangés ces dossiers. Car oui, tu étais comme elle quand tu es arrivée et c’est bien comme cela que tu aurais aimée être accueillie. 

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